Je suis dans ma 46e année ou pas ?

Sinon à part ça, aujourd’hui commence ma quarante-sixième année. Je précise (car j’aime les mathématiques) que j’ai 45 ans, mais c’est donc ma quarante-sixième année, techniquement. C’est comme l’histoire du nombre d’espaces entre trois pylônes de clôture. Ben y en a que deux…

Bon, sinon ce soir, heureusement, le frigo était plein. Je me suis fait des haricots verts, deux œufs durs que j’ai cuits à point en regardant internet, car je ne mémorise pas les temps de cuisson. C’est probablement ce que l’on appelle la mémoire à tiroirs. Je retiens les numéros des départements et les noms associés très facilement (ça ne sert pourtant à rien), mais pas la cuisine…

J’ai cassé l’assiette en la jetant dans le lave-vaisselle. Classique. C’est un style que je cultive depuis petit. J’ai aussi reçu une dizaine de gentils SMS de félicitations alors que je n’ai rien fait. Il semble que tout le monde ne fonctionne pas avec des tiroirs, ou qu’ils soient mieux rangés.

Du coup, j’ai essayé de varier mes réponses. Je pense avoir fumé la moitié des emojis de mon smartphone. J’utilise aussi les points d’exclamation que je colle à des points d’interrogation. Ça n’a rien de littéraire, mais ça donne du peps aux réponses.

Heureusement, ma date de naissance est cachée sur les réseaux sociaux et, du coup, seuls les plus rigoureux (qui ont des alarmes ou de grands tiroirs) m’ont souhaité la fin de ma quarante-cinquième année. C’est un tri naturel. Un darwinisme appliqué à l’amitié ou aux relations humaines.

Sinon à part ça, je fais peu de photos. J’hiberne. Enfin, mon matériel. Je geek aussi sur Le Bon Coin pour trouver du matos photo, mais à chaque bon plan, faut aller le chercher dans un pays abandonné ou payer par Western Union les yeux fermés. Je me dis que les gars qui montent ces arnaques doivent bien rire.

Je leur demande toujours un numéro et la facture d’achat. Les réponses (quand il y en a) sont toutes remarquables. Parfois, je dialogue quand même avec eux. Je leur fais croire que ce n’est pas assez cher et que je veux payer plus. Autant y aller direct : ces gars n’ont peur de rien. De temps en temps, ils acceptent.

Voilà, je m’amuse, quoi. Un peu d’humour dans ce monde, ça fait du bien.

Retour en haut