Maudite salade de chèvre

Sinon à part ça, j’ai réussi à foirer une salade de chèvre chaud. Dommage. C’était le plat préféré de mon fils.

En vérité, j’ai regardé trop de recettes avant de la tenter et mon cerveau n’a pas su synthétiser le truc. Je pensais être le seul à avoir besoin de regarder des recettes de salade de chèvre sur le web… Je ne pensais pas en trouver autant d’ailleurs. C’est qu’on est pas mal d’idiots manifestement. 

Je suis allé au supermarché du coin et j’ai fait le chaud. Dans un élan de créativité débile, je me suis cru à TOP CHEF. Vas-y, que je mate les pignons de pin, les noix, les gésiers de canard. Je me chauffe finalement pour des gésiers de poulet (un plus joli emballage que le reste). Je fais le mec qui gère et j’envoie le fiston en mission « tomate ». 

Des touristes étrangers galèrent à la pesée des légumes. Moi non plus, je ne comprends pas les codes sur l’écran de la balance. Je mitonne mon fils même sur mon CAP Cuisine que je n’ai jamais essayé de passer. Ma blague nulle qu’il entend tous les jours… 

Je rentre à la maison tout fier et cuisine le truc en musique devant la recette sur iPad.

Bilan : c’était plus que moyen. J’ai voulu tenir tête et j’ai fini mon assiette juste pour l’ego. Mon fils n’a mangé que la salade et les tomates. Du coup j’ai ouvert une boite de haricots sans me blesser et j’ai préparé un melon (sans taper dans la partie verte bien dure qui fait chier ). Si tu vois de quoi je parle, c’est que tu ne dois pas être doué, non plus.

Mission réussie : mon fils n’avait plus faim. J’étais soulagé. Ma médiocrité culinaire ne me touche même plus, j’ai digéré mes faiblesses et les ai avalées.

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