Sinon à part ça, je me suis lancé dans la supermarket photography. J’ai osé.
Si tu connais la street photography, ben c’est pareil… mais dans les supermarchés. Tu te postes tel un chasseur. Sur ton mirador. Tu attends que passent les gens chelous et tu déclenches. Sur le papier c’est simple. En réalité, pas du tout.
Moi ce que j’aime, c’est analyser la foule. Aujourd’hui, je suis allé sur le spot à 15 h puis à 18 h. Ce ne sont pas les mêmes courses qui passent devant moi. Pas les mêmes marchandises selon l’heure. Pas les mêmes gens. J’adore ça. Encore plus mon spot : juste à côté d’un snack et de l’entrée du Leclerc dans la galerie marchande.
Je suis à l’abri de la pluie, du courant d’air. Je peux enchaîner café sur café. Je pourrais même manger des sushis si j’aimais ça. Ou si c’était moins healthy. Je me contente de chocolatines en boîtes de 8 pour 2 balles. Au diable le cholestérol.
Tout à l’heure, après ma première session, je suis allé à l’accueil du Leclerc poser une question stratégique. On ne s’est pas compris.
Je demande :
Les heures d’affluence, s’il vous plaît ?(toujours être poli quand on est déjà à la frontière de la légalité)
Elle me répond :
Après 18 h, il faut éviter »
Moi :
Parfait, j’arrive vers 18 h.
Elle insiste :
Non, justement, il ne faut pas venir.
J’ai laissé tomber. En partant :
Très bien, 18 h. J’ai besoin qu’il y ait du monde.
Quand je me suis retourné, j’ai vu dans ses yeux qu’elle me prenait pour un dingue. Elle l’a sûrement raconté à sa collègue. Je n’allais quand même pas lui expliquer la supermarket photography. Pas le temps pour la thérapie.